L’hypnose et les verrues de ma fille
D’une certaine manière, l’hypnose m’a toujours fascinée. Pendant longtemps, je la voyais comme une sorte de super pouvoir sur l’inconscient réservée seulement à quelques élues capables d’en maitriser l’art.
Lorsque j’ai commencé à me former, j’ai été surprise par la simplicité de cette approche. Cela me semblait trop facile pour être efficient. Trop accessible. Presque trop beau pour être vrai.
J’avais pourtant déjà expérimenté moi-même son efficacité. Que ce soit par séance directe ou par MP3 audio, les résultats avaient été bluffants. Mais mes propres séances auraient-elles le même impact ? Permettraient-elles des vraies transformations, elles aussi ?
Au début, j’en doutais.
Alors lorsque les verrues de ma fille ne guérissaient pas, malgré les rendez-vous chez le médecin, malgré les traitements proposés, qu’elles se multipliaient et s’empiraient même, je me suis dit qu’il était temps d’agir sur le plan inconscient.
Je suis allée voir ce que venaient exprimer ces verrues. Ce qu’elles venaient montrer. Et j’ai compris leur présence sur les doigts de ma choupinette. J’y retrouvais un discours négatif intérieur que j’avais déjà remarqué dans son comportement.
J’ai alors commencé à lui écrire une séance d’hypnose. En y mettant les messages positifs que je souhaitais lui transmettre, de manière déguisée. J’ai conçu des métaphores en puisant dans son univers. En utilisant des thèmes qui lui plairaient.
Je lui ai lu la séance, un soir après l’école. Sur le canapé, tranquillement, serrées l’une contre l’autre. Elle avait le sourire, heureuse de partager ce moment complice, et acquiesça lors des transitions.
Dix jours après, toutes les verrues avaient disparues. Et elles ne sont plus jamais revenues.